domenica 25 dicembre 2011

Douce Nuit : L’origine et la diffusion


"C'est le 24 décembre de l'année 1818 que Josef Mohr, le prêtre adjoint de la nouvelle paroisse Saint Nicolas à Oberndorf, donna un poème à Franz Gruber, organiste remplaçant et en même temps instituteur à Arnsdorf. Il lui demanda d'écrire une mélodie qui convienne pour deux voix solos avec choeur ainsi qu'un accompagnement pour guitare." C'est par ces mots, Franz Xaver Gruber (compositeur de la chanson) raconte l'histoire d'origine de la chanson « Stille Nacht ! Heilige Nacht !", („Douce Nuit! SainteNuit!") aujourd'hui connue dans le monde entier.
Les paroles de la chanson furent probablement déjà écrites en 1816 par Joseph Mohr à Mariapfarr au Lungau sous la forme d'un poème. On ne peut que spéculer pourquoi ce texte fut transformé en un cantique de Noël deux ans plus tard. Une légende dit que l'orgue dans l'église d'Oberndorf près de Salzbourg aurait été dans un si mauvais état qu'on n'aurait plus pu jouer dessus. Pour cette raison, les deux créateurs auraient écrit une chanson pour ténor, soprano et basse pour la soirée de Noël, qui fut présentée pour la première fois dans l'église Saint Nicolas à Oberndorf près de Salzbourg.
La chanson „Stille Nacht!" fut surtout jouée dans l'entourage et les sphères d'action de Joseph Mohr et Franz Xaver Gruber, mais les deux hommes ne furent, dans un premier temps, pas nommés comme créateurs de l'oeuvre. En 1866, la chanson fut reprise pour la première fois dans un registre de cantiques de la paroisse de Salzbourg. Avant, les familles Rainer et Strasser avaient propagé la chanson de Noël vers le Zillertal au Tyrol (1819) et les villes de Leipzig (1832) et New York (1839). Vers le tournant du siècle, des missionnaires catholiques et protestants transmirent la chanson sur tous les continents. Aujourd'hui, plus de 300 traductions sont connues dans beaucoup de langues et dialectes.

http://www.stillenacht.info/fr/douce-nuit/origine.asp

O Holy Night : 

Kings College, Cambridge


video


The choir of Kings College, Cambridge sing John Rutter's arrangement of Adolphe Adam's wonderful carol O Holy Night during Carols From Kings 2009

français





Douce nuit, sainte nuit !
Dans les cieux ! L'astre luit.
Le mystère annoncé s'accomplit
Cet enfant sur la paille endormi,
C'est l'amour infini !
C'est l'amour infini ! 

Saint enfant, doux agneau !
Qu'il est grand ! Qu'il est beau !
Entendez résonner les pipeaux
Des bergers conduisant leurs troupeaux
Vers son humble berceau !
Vers son humble berceau !

C'est vers nous qu'il accourt,
En un don sans retour !
De ce monde ignorant de l'amour,
Où commence aujourd'hui son séjour,
Qu'il soit Roi pour toujours !
Qu'il soit Roi pour toujours !  


Astro del ciel, Pargol divin,
Mite Agnello Redentor !
Tu che i Vati da lungi sognar,
Tu che angeliche voci nunziar,
Luce dona alle genti,
Pace infondi nei cuor !

Astro del ciel, Pargol divin,
Mite Agnello Redentor !
Tu di stirpe regale decor,
Tu virgineo, mistico fior,
Luce dona alle genti,
Pace infondi nei cuor !

Astro del ciel, Pargol divin,
Mite Agnello Redentor !
Tu disceso a scontare l'error,
Tu sol nato a parlare d'amor,
Luce dona alle genti,
Pace infondi nei cuor !


Silent night, holy night,
All is calm, all is bright.
Round yon Virgin Mother and Child.
Holy infant so tender and mild,
Sleep in heavenly peace,
Sleep in heavenly peace.

Silent night, holy night,
Shepherds quake at the sight.
Glories stream from heaven afar,
Heavenly hosts sing Alleluia,
Christ the Savior is born!
Christ the Savior is born!

Silent night, holy night,
Son of God, love's pure light.
Radiant beams from Thy holy face,
With the dawn of redeeming grace,
Jesus, Lord, at Thy birth.
Jesus, Lord, at Thy birth.  



Joyeux Noël


Gerard David (1460 – 1523)


« Ô miracle vraiment nouveau ! Sa conception est exempte de honte, son enfantement de souffrance. La malédiction qui pesait sur Ève est changée chez notre Vierge en une bénédiction, comme l’annonçait l’ange Gabriel, « Vous êtes bénie entre les femmes ». Ô Bienheureuse, seule entre les femmes à être bénie, et non maudite, seule à être libérée de la malédiction jetée sur toutes, et à ne pas connaître la douleur de l’enfantement. Il n’est pas étonnant, mes frères, que Jésus n’ait pas fait souffrir sa Mère, lui qui venait soulager les souffrances du monde entier, suivant l’oracle d’Isaïe : « Il a vraiment pris sur lui nos douleurs ». La faiblesse humaine redoute deux choses : la honte et la souffrance. Le Christ est venu porter l’une et l’autre, il les a prises l’une et l’autre, quand des impies l’ont condamné à mort, et à la plus honteuse des morts. Et c’est pour nous donner l’assurance qu’il nous enlevait ces deux choses qu’il a voulu en préserver d’abord sa Mère, et qu’il n’y eut dans sa conception nulle honte, dans son enfantement nulle douleur. Les richesses s’accumulent encore, la gloire augmente : voici de nouvelles merveilles. Non seulement Marie conçoit sans honte et enfante sans douleur, mais elle devient Mère sans en subir aucun dommage. Prodige véritablement inouï ! Une vierge enfante et après l’enfantement, sa chair demeure intact! Elle possède, tout à la fois, la fécondité et l’intégrité virginale, les joies de la maternité et l’honneur de la virginité ! Désormais j’attends avec confiance la gloire de l’incorruptibilité promise à ma chair, puisqu’elle m’est assurée par Celui qui conserva l’intégrité de sa Mère. Pour Celui qui donna à sa Mère de le mettre au monde sans perdre sa virginité, il sera facile de revêtir d’incorruptibilité mon corps corruptible en le ressuscitant. Et cependant, tu as encore des richesses plus abondantes et une gloire plus grande. La Mère garde son intégrité virginale, le Fils est sans aucun péché. La malédiction qui atteint Ève ne tombe pas sur la Mère, et la loi générale énoncée par le prophète : « Nul n’est pur de toute souillure, pas même l’enfant d’un jour », ne tombe pas sur le Fils. Voici un enfant sans souillure, le seul qui soit véridique parmi les hommes, ou mieux, qui est la Vérité même. Voici l’Agneau sans tache, « l’Agneau de Dieu qui efface les péchés du monde ». Qui pourrait, en effet, mieux effacer les péchés que celui qui n’est pas sous le coup du péché ? Sans aucun doute celui-là peut me purifier, qui ne connaît pas la souillure. Que cette main, la seule qui soit nette de toute poussière, enlève la boue qui recouvre mes yeux. Les miracles s’accroissent, les richesses se multiplient, le trésor est ouvert : celle qui engendre est à la fois Vierge et Mère; celui qui est engendré est Dieu et Homme. Il faut cacher notre trésor dans un champ, serrer notre fortune dans une bourse. Ô Marie, cache, je te le dis, cache l’éclat de ce soleil levant, couche-le dans la crèche, enveloppe-le de langes: ce sont là nos richesses. Car les langes du Sauveur sont plus précieux que la pourpre, et la crèche plus glorieuse que le trône d’or des rois. La pauvreté du Christ est plus riche que toutes les richesses, que tous les trésors ».
 
Saint Bernard de Clairvaux - Sermon 4 pour la Vigile de Noël, 3-6

giovedì 8 dicembre 2011

Vergine Immacolata - meditazione per l'Avvento


Murillo


Maria Vergine e Madre

Maria, direi, si gloria del parto, non per sé ma per colui ch'ella ha partorito. Dio, dico, perché ha partorito Dio. Volendo dare a sua Madre una gloria singolare nei cieli, la prevenne in terra di grazia tale che poté concepire intatta e partorire integra. Era giusto che Dio non nascesse che da una vergine, ed era giusto che una vergine non desse alla luce altri che Dio. Il creatore degli uomini, per farsi uomo, nascendo dall`uomo, tra tutte dovette scegliersi una madre, che gli si addicesse e gli piacesse. Volle che fosse vergine, perché nascesse da un'immacolata l'immacolato, che veniva a lavare le macchie di tutti, la volle anche umile, perché da questa nascesse il mite e umile di cuore, che avrebbe dato in sé l'esempio di queste virtù, cosí necessarie a tutti. Diede perciò il parto a una vergine, colui che prima le aveva ispirato il voto della verginità e le aveva dato in anticipo il premio dell'umiltà. D`altra parte, come l'angelo l`avrebbe chiamata piena di grazia, se aveva qualche cosa di poco buono, che non provenisse dalla grazia?
Perché, dunque, colei che stava per concepire e partorire il Santo dei Santi, fosse santa nel corpo, ricevette il dono della verginità, e perché fosse santa nella mente, ricevette il dono dell'umiltà. La Vergine regale, ornata di queste gemme e illuminata dal duplice splendore del corpo e dell'anima, nota nei cieli per la sua meravigliosa bellezza, attirò su di sé lo sguardo dei celesti tanto che attrasse l`amore del Re e fece calar dal cielo il celeste messaggero. E questo ci sottolinea l`Evangelista, quando dice che un angelo fu inviato da Dio ad una vergine; cioè dall'Eccelso a una piccola, dal Signore a una serva, dal Creatore a una creatura. Quanta degnazione di Dio! Quanta sublimità della Vergine! Correte, madri; correte, figlie; correte, voi tutte che dopo Eva e da Eva siete nate e generate voi stesse nel dolore. Accostatevi alla camera della Vergine, entrate, se potete, nella pudica stanza d`una vostra sorella. Ecco Dio manda il suo messaggero a una vergine, ecco l'angelo parla a Maria. Accostate l'orecchio alla parete, cercate di sentire ciò che le dice; forse coglierete qualche parola che vi consoli.
Rallegrati, padre Adamo, ma ancora piú esulta tu, o madre Eva; voi che, come foste genitori di tutti, cosí siete stati uccisori di tutti; anzi, prima uccisori che genitori. Ma consolatevi ambedue, dico, per una figlia, per questa figlia; ma si consoli di piú colei, dalla quale per primo è nato il male, la vergogna della quale è passata su tutte le donne. E' tempo, infatti, che sia cancellata la vergogna e che l`uomo non abbia piú nulla da recriminare contro la donna; esso, infatti, mentre cercava irnprudentemente di scusarsi, non indugiò ad accusarla crudelmente, dicendo: La donna che tu mi hai dato, mi ha offerto il frutto dell'albero e l`ho mangiato (Gen 3,12). Perciò corri, Eva, da Maria; corri, madre, dalla figlia; risponda la figlia per la madre, porti via lei la vergogna della madre, dia lei soddisfazione al padre invece della madre; poiché se l`uomo cadde per la donna, ormai non si rialza se non per la donna. Che dicevi, Adamo? La donna che tu mi hai dato, mi ha offerto il frutto dell`albero e l`ho mangiato. Queste son parole di malizia, con le quali accresci piú che distruggere la colpa. Ma la Sapienza ha vinto la malizia, che tentò, con quella domanda, di strapparti un`occasione di perdono, ma non vi riuscí, l'ha trovata l'occasione nel tesoro della sua inesauribile misericordia. Una donna prende il posto d`una donna, una prudente è al posto della fatua, un'umile è al posto della superba, che, invece dell'albero della morte, ti offra il gusto della vita, che, invece d'un frutto velenoso e amaro, ti procuri la dolcezza d`un frutto eterno.
Cambia, dunque, la tua parola d'ingiusta scusa in una espressione di ringraziamento e di': Signore, la donna che tu mi hai dato, mi ha offerto il frutto dell`albero e l`ho mangiato; ed è stato piú dolce del miele nella mia bocca, perché quel cibo, mi ha dato la vita. Ecco, per questo è stato mandato l'angelo da Maria Vergine. O Vergine meravigliosa e degnissima di ogni ammirazione! O donna più che ogni altra venerabile, più d'ogni donna oggetto di meraviglia; hai riparato il guasto dei tuoi genitori, hai dato vita ai tuoi posteri!
 
(San Bernardo di Chiarav., Hom. 2, 1-3)

domenica 4 dicembre 2011

RORATE chant de l'Avent - Canto dell'Avvento


Sandro BOTTICELLI



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R. Roráte caeli désuper, et nubes pluant iustum.
R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le Juste.


1. Ne irascáris, Dómine, ne ultra memíneris iniquitátis:
Ne te mets pas en colère, Seigneur, ne garde plus souvenir de l’injustice.
ecce cívitas sancta facta est desérta,
Voici, la cité sainte est devenue déserte,
Sion desérta facta est, Ierúsalem desoláta est,
Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation,

domus sanctificatiónis tuae et glóriae tuae, ubi laudáverunt te patres nostri
la maison de ta sanctification et de ta gloire, où nos pères avaient dit tes louanges.

2. Peccávimus, et facti sumus tamquam immúndus nos,
Nous avons péché et sommes devenus impurs.
et cecídimus quasi fólium univérsi
Nous sommes tombés comme des feuilles mortes
et iniquitátes nostrae quasi ventus abstúlerunt nos,
et nos iniquités nous ont balayés comme le vent.

abscondísti fáciem tuam a nobis, et allisisti nos in manu iniquitátis nostrae.
Tu as détourné de nous ta face, et nous as brisés sous le poids de nos fautes.

3. Vide Dómine, afflictiónem pópuli tui
Vois, Seigneur, l’affliction de ton peuple,
et mitte quem missúrus es :
et envoie celui que tu dois envoyer :

emítte agnum dominatórem terrae, de petra desérti ad montem fíliae Sion :
envoie l’Agneau, le maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de ta fille Sion,
ut áuferat ipse jugum captivitátis nostrae
afin qu’il ôte le joug de notre captivité.
 

4. Consolámini, consolámini, pópule meus, cito véniet salus tua.
Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple : vite viendra ton salut,
Quare mærore consúmeris, quia innovávit te dolor ?
Pourquoi es-tu consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en toi ?
Salvábo te, noli timore; Ego enim sum Dóminus Deus tuus,
Je te sauverai, n’aie pas peur, moi, je suis le Seigneur Dieu,
Sanctus Israël Redémptor tuus.
Le Saint d’Israël, ton Rédempteur.



Italiano:

Stillate come rugiada cieli dall’alto,
e le nubi facciano piovere colui che rende giustizia.

Non adirarti Signore,

non soffermarti sulla nostra iniquità
Ecco la città santa è divenuta una città fantasma,
Sion è deserta, Gerusalemme è desolata:
la tua casa, il tempio santo e glorioso,
dove ti lodavano i nostri padri.

Abbiamo ceduto al male, siamo divenuti un panno immondo,

siamo caduti tutti come foglie,
e i nostri peccati ci hanno trascinato via come il vento:
ci hai nascosto il tuo volto
e ci hai abbandonati in mano alle nostre iniquità.

Guarda, o Signore, l’angoscia del tuo popolo,

manda colui che deve essere mandato.
Inviaci l’Agnello dominatore del mondo,
dal pietroso deserto al monte della figlia di Sion,
perchè ci liberi lui dal giogo della prigionia.

Consolati, consolati, popolo mio:

preso arriverà la tua salvezza.
Perchè la mestizia ti consuma?
Perché si rinnova il tuo dolore?
Ti porterò io a salvezza, non temere;
io sono infatti il Signore tuo Dio,
il Santo d’Israele, il tuo Redentore.



Un autre chant de l'Avent que j'aime beaucoup :

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Veni Veni Emanuel
Veni Veni Emanuel, hymne de l'Avent de Jan Ake Hillerud sur le thème grégorien, chanté par la maitrise de la cathédrale de Paderborn. Dir. Thomas Berning.

sabato 3 dicembre 2011

Prepariamo il Natale con il suono delle campane

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Morazzone (VA)


Chiesa parrocchiale di Sant'Ambrogio - Cinque campane in SIb2, Bizzozero 1859 - Suonata a tastiera in occasione dei 150 anni dalla fusione delle campane - Suona Maurizio della Federazione Campanari Ambrosiani.